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CATA Concours RP : Le jardin des nobles
#1
Oyez, Oyez gentes dames et gentes damoiseaux !

J'ai voyagé par mont et par vaux pour vous apporter cette missive des plus importantes ! 

Dans le lointain royaume de cataclysm, le gouvernement recherche activement un barde pour animer ses journées et ses nuits. 

Les nobles dans les jardins royaux se pressent déjà de part et d'autre des fontaines, pour ouïr vos plus belles histoires.

Vous vous sentez l'âme d'un barde royal ? Alors sortez vos plumes et vos parchemins et entrez en lice ! 


Modalités :
Thème : Jardin des nobles
Genre : Libre
Longueur : 1 (minimum) à 4 (maximum) pages word (sans mise en page en police et interlignage standard).
L'histoire doit comporter un début, un milieu et une fin.

Je vous laisse poster vos histoires à la suite de ce post (avec mise en page :p) 

Cordialement,

Le crieur public
[Image: sign_imagesia-com_10wqd_large.png]
 
#2
Il avait bien perdu de sa grandeur.

Seul, assis sur son banc, comme tous les ans depuis des décennies, il attirait les regards des nouveaux badauds, provoquait les moqueries des plus jeunes ou n'inspirait rien de plus qu'une pointe de pitié aux habitués.

Autour de lui l'animation était grande.

La place avait été décorée avec soin, les couleurs étaient vives, les cris des enfants surgissaient à chaque instant déclenchant la satisfaction de leurs parents.

L'Heure était à la Fête !

Mais comme tous les ans, en cette courte période de festivités, la tristesse et le remords se lisaient sur son visage.
Ses traits étaient tirés.
Il ne quitterait pas ce banc avant la fin du Jardin des Nobles et n'aurait cesse de ressasser son histoire.

Elpekos.

Jadis son nom était synonyme de faste, de pouvoir.
Il pouvait même parfois inspirer une certaine forme de respect.

C'était alors un Gobelin fier, assez présomptueux, spécialisé dans le commerce d'engins de courses sur roues, reconnu pour ses talents de négoce.

C'était un solitaire.

Nul ne trouvait grâce à ses yeux.
Il parlait peu et seulement si nécessaire.
Il était avare de mots et les distillait au compte-gouttes.

Il avait pour seule ambition de s'enrichir.

Il usait de tous les stratagèmes possibles pour y parvenir.
Même des pires...
Surtout des pires.

Sa vie bascula entre le 8 et le 13 du troisième mois de sa 25è année.

Il n'oublierait jamais cette semaine et finirait par la ressasser seul sur un banc tous les ans jusqu'à sa mort.

Ce fameux jour, le 8, tout à sa tâche de négociant, il préparait un bon coup.

Il avait appâté un gros client et las de réunir le matériel nécessaire à la fabrication de ses engins de fous, il réfléchissait au moyen le plus certain d'en faire le moins possible par lui-même.

Il pensa à engager quelque Troll mais renonça vite à l'idée de se séparer du moindre sou laborieusement gagné.

Il imagina user de coups de bâton afin de contraindre les plus faibles à œuvrer pour sa cause mais sa réputation aurait été engagée dans l'affaire.

A cet instant de son intense réflexion, son attention fut attirée par une silhouette qui passait près de lui.

Une jeune Gobeline, court-vêtue malgré la chaleur hésitante de cette journée, ralentissait le pas à son approche et lui céda un sourire.

Son sang ne fit qu'un tour !
Mais ne vous-y méprenez pas !
Point de concupiscence dans ce tour de sang !

Ce qu'il vit en elle était de toute autre sorte.

Il la jaugea bien vite :

Elle avait de l'allure.
Ses vêtements, sa parure de bijoux, ses cheveux soyeux que seul un Grand Maître de Coiffe parviendrait à faire briller ainsi, ses souliers cirés à la perfection...

Tout indiquait en elle une Grande Demoiselle.

Grande...par la richesse.
Sans nul doute une jeune rentière.

De surcroît, son sourire était plutôt plaisant et engageant, et, certes les plaisirs de l'amour lui importaient peu, mais quelque batifolage n'était pas à exclure pour pimenter sa vie somme toute routinière.

En y regardant de plus près, il trouva même en son petit nez retroussé quelque note de charme.

Il se décida vite.

Lui rendit son sourire, ne voulant laisser passer si belle occasion.

Son plan s'élaborait à toute vitesse dans son esprit.

Après tout, prendre une épouse à condition qu'elle rapporte pourrait bien améliorer voire arranger ses affaires.
Si de bonne famille, comme il l'imaginait là, elle savait également s'occuper d'une maison, il avait tout à y gagner.
Et son instinct, en qui il avait toute confiance lui indiquait que celle-ci comblerait toutes ses attentes inconnues jusqu'alors.

Il s'engagea alors dans une cour effrénée.

A sa grande surprise, elle y répondit favorablement.

Deux jours plus tard, convaincu de sa noble lignée et de sa richesse, il la demanda en mariage.

Elle accepta.

Tout à son impatience, il la manœuvra pour qu'elle sollicite au plus tôt la Grande Prêtresse du Royaume.

Le mariage eut lieu le lendemain.

Il fut consommé comme il se doit et notre Jeune Gobelin y trouva une satisfaction toute nouvelle.

Cependant, il ne dévia pas de son plan initial et une fois toute la paperasse bien établie quant au partage de leurs richesses, il se décida à passer à l'action.

Car vous l'imaginez bien, solitaire et avare de nature, seul l'appât du gain le motivait.
L'idée même d'une présence ou d'une aide ménagère qui l'avait effleuré l'avait vite quitté;
l'argent serait et resterait son seul moteur, d'autant qu'il permettrait tout.

Et de l'argent elle en avait.
Tous les jours depuis leur rencontre, elle s'absentait en fin de journée et revenait chargée de pièces.
Comme une offrande.
Il s'en délectait.
Il aimait qu'elle en ramène chaque jour.
Mais ça ne lui suffisait pas.
Il avait bien imaginé la Grandeur de sa richesse et la voulait à lui, à lui seul, dans sa totalité.

Alors, le 13 du même mois de cette même année, soit quelques jours à peine après leur rencontre fortuite, il mit son ultime plan à exécution.

Ce soir là, à son retour, il lui prépara une décoction mortelle et l'invita à la boire.
Il y eut une petite hésitation dans son geste mais elle fut de courte durée.

Elle mourut dans la nuit.

Une pointe de tristesse le traversa mais il l'écarta bien vite.

Le lendemain, feignant de souffrir de chagrin, il alla trouver le Notaire et le Banquier de la Ville.

La déconvenue fut à la hauteur de ses espoirs.

Aucune trace de quelque richesse que ce soit, pire, aucune trace de quelque argent que ce soit.

La rage le saisit alors.

Il mandata les meilleurs enquêteurs de la ville afin de comprendre, faisant fi en cet instant de son avarice.

Le plus perspicace d'entre eux revint à lui et lui dit :

« Vous avez tué votre poule aux Oeufs d'Or »

Pour toute preuve il lui remit un vieux parchemin.

Elpekos le lut.

« L'avarice perd tout en voulant tout gagner.
Je ne veux, pour le témoigner,
Que celui dont la Poule, à ce que dit la Fable,
Pondait tous les jours un œuf d'or.
Il crut que dans son corps elle avait un trésor.
Il la tua, l'ouvrit, et la trouva semblable
A celles dont les œufs ne lui rapportaient rien,
S'étant lui-même ôté le plus beau de son bien.
Belle leçon pour les gens chiches :
Pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus
Qui du soir au matin sont pauvres devenus
Pour vouloir trop tôt être riches ? »

Tout à la fin du parchemin en lettres minuscules manuscrites, il put lire :

« Votre défunte épouse est plus connue dans les bas quartiers sous le nom de Bijou, elle était très demandée »

Seul sur son banc.

Comme toujours et pour toujours pendant le Jardin des Nobles.

Si on le regarde d'un peu plus près, on peut lire du chagrin dans ses yeux.

Certains diront que c'est la perte de sa fortune qu'il pleure.

Mais si on regarde bien, c'est de chagrin d'amour qu'il pleure.



[Image: 550377912.jpg]
 
#3
L'événement tant attendu va enfin commencer.
Dans quelques minutes Neltharion va vivre au son des réjouissances.


Zerocuix, Grand Druide Ô combien Vénéré du Royaume, se prépare à l'aventure.
Non pas qu'il y attache une importance particulière, mais toute occasion de briller davantage est bonne à prendre.
La première journée Du Jardin Des Nobles est donc l'aubaine idéale.

Approchant prestement du lieu de l'événement, il décide qu'il est temps de s'annoncer au Royaume.
Il est cependant contrarié, un jeune Voleur monopolise la parole en narrant ses derniers faits d'armes.
Ebranlé par tant de culot, il se doit d'intervenir.


- C'est pas bo jeu ça ! Ca se croit fort ! Encore un Rogue cancéreux.

Une voix aiguë bien connue de notre Héros et très attendue surgit immédiatement pour l'accueillir.
Il a failli attendre.

- Zeroooooooooo
- Niaaisouuuuuuuuuuuuuu, alors tu es fâchée?
- Non !! Pourquoi Zeroooo?
- Tu as mis 2 seconde et demi à me saluer....Han
- Oh, mais je suis afk offi Zerooo


Rassuré par la présence de sa favorite, celle qui, quoiqu'il dise, quoiqu'il fasse, se montre toujours à ses côtés afin de le soutenir, il sourit.
La journée s'annonce bonne.
Il y a foule.
Niaaisou va se consacrer à lui, elle le fait toujours.
Il aime être le centre de l'attention et elle l'y aide.
Il la sait quelque peu manipulable mais aime en jouer.
Il s'égare dans ses pensées, se demandant jusqu'où elle le suivrait quand la voix alors forte et imposante du jeune cancéreux retentit, interrompant ses rêveries.

- Tu te prends pour qui Zerocuix? Tu sais même pas de quoi je parle !

Son sang ne fait qu'un tour !
Il jubile, encore un qui pense pouvoir s'opposer à lui !

- Niaaisouuu, t'as entendu ?
- Oui Zeroooo hihi
- La plèbe se révolte !
- Ca se croit tout permis !
- Allez encore un à ajouter à ma longue liste d'ignorés.

Décidément, cette journée particulière débute mieux qu'il ne l'espérait.
Il ajoute avec soin le nom du jeune effronté à son interminable liste d'opposants en tout genre.
Personne ne peut, n'a le droit de le déranger quand il parle.
Il met un point d'honneur à ce qu'il en soit toujours ainsi.


- Zerooooo
- Niaaisouuu?
- Tu fais Le Jardin Des Nobles?
- Oui oui
- J'y suissss, y'a trop d'oeufs, y'en a partout, c'est le meilleur spot hihi
- J'arrive, t'es où?
- Sabot-De-Sang
- Tu m'en laisses?
- Bien sur Zerooooooooo

Satisfait de la tournure des événements, il peut tranquillement retourner à ses rêves de grandeur.

- Cassez-vous !

Que se passe-t-il?
Qui ose déranger la docile Niaaisou?
Pourquoi crie-t-elle?

- Niaaisouuu, que se passe-t-il?
- Han, y'a des gens, ils volent mes oeufs !
- Nan !
- Si Zeroooo
- J'arrive les chasser, je vois que les décérébrés sont de sortie...
- Oui viens, viiite

Il faut qu'il fasse vite, son Honneur est en jeu.
Mais le peuple se rebelle, les cris jaillissent de partout :

- Hey Niaaisou, t'es pas seule ici
- Sérieux arrêtez vous deux

Il faut intervenir au plus tôt.

- Nan mais Niaaisouuu, les écoute pas, ça a jamais rien down et ça se croit autorisé à vouloir taunt
- Je sais Zeroooo, tout se perd !

Et de reprendre de plus belle :

- Toi le petit cancéreux inculte, tu penses vraiment avoir ce qu'il faut pour m'affronter?
- Trop fort Zeroooooo !
- T'avais le biberon aux lèvres que j'avais déjà tout down ici !
- Moi aussiiiiii !
- Et toi, la drood qui penses savoir écrire, tu sais pas taunt ! Suffit pas d'aligner deux mots !
La parole est libre ici ! Je me tais si je le souhaite !

Satisfait de son intervention, il décide de les ignorer à leur tour et de reprendre son chemin.


- Niaaisouuuu
- Zeroooooo?
- Toujours malade?
- Oh oui deux jours que je me mouche, si j'aurais su je serais pas sortie dimanche
- Niaaisouu, je t'ai déjà dit les « si » n'aiment pas les « rais »
- Je sais Zerooooo mais moi je les aime hihi !

L'idée qu'elle est plus sotte que prévu le traverse, il n'est pas dupe, des mois qu'il lui dit, des mois qu'elle pense avoir trouvé cette feinte pour justifier la première fois qu'elle a commis cette impardonnable faute à ses yeux...
Mais il a besoin d'elle.
Elle est son meilleur faire-valoir et est toute à sa cause.


La journée est belle, il chasse donc ses pensées et reprend sa tâche (?).


[…]


[ Imbuvable?
Certes et impossible de vous infliger la suite, qui est de la même veine.
Ce devait être une histoire avec un début, un milieu, une fin...
Je ne connais pas le début, des mois que c'est ainsi et ça me précède certainement.
Il n'y aura pas de fin.
Aucune Autorité n'a encore pu/voulu oser leur demander le respect.
A bon entendeur, Salut !]
 
  


Atteindre :


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